Première Beast pour Boris: Les dénivelés de Morzine

Première Beast Spartan Race à Morzine pour Boris, et il fait partager sa course et son ressenti sur l’une des plus dures éditions Spartan de France…


Avant de parler de la course en elle-même je ne dirai qu’un mot : Dénivelé. Retenez le bien.


Pour cette édition, je participe à la beast accompagné d’une de mes plus grandes fans, ma mère qui sera également ma photographe. Du coup nous sommes sur place à 7h15 assister au départ de l’Ultra Beast à 7h30. L’ambiance est présente pour cette première en France. Le départ est donné, nous le suivons de loin voir un peu le parcours. Le temps est gris avec pas mal de nuages et de petites averses. On fait le tour de la ville pour reconnaître le parcours avant mon départ à 10h.

Le temps vole et il est vite l’heure pour moi de m’échauffer et de partir.


spartan race morzine


Le départ et l’ascension

Il est 9h59, l’ambiance est à son comble durant le décompte ! Et c’est parti ! Nous nous élançons sur ces 22km+ et 1650D+ (Annoncé bien sûr, nous verrons le réel avec ma montre). Nous courrons à peine 500m avant de commencer à être immerger jusqu’aux genoux dans la rivière (Au moins nous sommes direct dans le bain). Nous descendons la rivière, on la longe, traverse et la remontons. Nous en sortons avec le Stairway (mur + échelle géante) et retraversons la rivière direction le centre-ville. On gravit une grosse côte avec des cordes en fin de monté. Dans le centre-ville, on rencontre quelques obstacles dont notamment le hurdles (les poutres de différents niveaux à franchir dessus/dessous) et le mur inversé (comme d’habitude passé facilement).

A ma grande surprise, on trouve le Cargo Net au début de la course. On continue avec le Hercules Hoist que je réussi à tirer assez facilement, par contre la descente est plus compliqué, je me fais emporter par le poids et me retrouve suspendu dans les airs. J’arrive à faire descendre le pneu sans le faire claquer au sol ce qui me vaut la réussite. OUF ! Je repars de plus belle et arrive à la slackline que je rate … Ca arrive malheureusement, allez 30 burpees !

Ici débute la grimpette dans la montagne … et ça commence assez fort tout de même. Ce qui est sympathique, c’est que par-ci par-là nous croisons des randonneurs et des VTTistes qui nous encouragent. Pendant cette longue montée; on tombe sur quelques obstacles comme les poutres de bois en équilibre, les murs de 7 pieds et de 8 pieds.

Tout va bien dans la meilleur des courses, je redescends la côte à toute vitesse avant de remonter et croiser le chemin des Chain Carry (ou le porté de chaîne qui d’ailleurs me paraissent très lourdes). Je dépose ma peine et repars au trot, toujours en dénivelé positif … on arrive au pneu de tracteur à retourner 3 fois dans un sens puis l’autre et voilà le deuxième porté : le sand bag carry qui nous fais redescendre par une piste de ski noir (je dirai) et une monté interminable… La boucle à bien durée 30 min. Après l’avoir jeté, on repart de plus belle vers les hauteurs.

Un nouveau porté nous attend : l’Atlas carry avec 5 burpees. Cette boule de pierre parait peser un âne mort ! Je lâche ce cailloux en évitant mes pieds et repart aussitôt. Le volontaire  nous promet une petite trempette plus loin, l’idée de me baigner dans un lac par ce temps et à cet altitude … Comment dire… ne m’enchante pas tellement.

Quelques kilomètres et dénivelés plus loin, voilà le lac avec le Log carry (Ce ne sera jamais fini les portés ?). Je prends une bûche et commence le tour du lac puis arrive le moment fatidique de nager avec le bout de bois. Je rentre le premier pied et le second pour finir par être immergé. Et là ! SURPRISE ! Qu’est-ce qu’elle est bonne, on y resterait volontiers.

Trop de détente, retournons à la souffrance pur ! À ce moment de la course, je suis au 13eme kilomètre sur 22 annoncés (je pense qu’elle en fera au moins 25 voire 26.) Lorsque je regarde les coureurs sur le sentier, je vois l’effroyable monté qui n’en finit pas … à ce stade de la course et vu le degré de la pente, il m’est impossible de courir et les autres participants non plus. Nous sommes tous là à marcher lentement comme des zombis. Notre respiration bruyante trahis notre fatigue physique et morale. Ne voyant toujours pas le sommet et mes cuisses me tirent terriblement. Je craque et m’arrête quelques instants pour m’étirer. La météo ne s’est pas améliorée, l’altitude nous laisse dans les nuages amenant la pluie qui me frigorifie. Les coureurs harassés m’encouragent pour continuer. Je reprends l’ascension et lorsque j’atteins le point culminant, voilà un petit obstacle : une pyramide en filet. Une fois passée je demande aux personnes en charge de l’encadrement s’ils avaient une couverture de survie. Ils me la donnent de bonne grâce.


obstacle racer couverture de survie


La descente et la Finish Line

Je remercie les bénévoles et commence doucement la descente. J’en étais à près de 3h de course. À ce moment-là, le chrono n’a plus d’importance. La pente est abrupte et surtout boueuse ce qui la rend très glissante. J’y vais avec précaution emmitouflé dans ma couverture pour me réchauffer.  Je commence à avoir soif et faim, le dernier ravitaillement était au 9eme km, ma gourde est vide et je n’ai que des gels énergétiques. C’est là que l’on observe la camaraderie et la générosité sur cette course. Chaque cavaleur me dépassant demande si je vais bien et si j’ai besoin de quelques choses. Quelques abricots secs et une barre de énergétique m’aide à tenir jusqu’au ravito du 18eme km. Entre temps pas beaucoup d’épreuve, juste un rampé sous un filet et des passages dans l’eau et le tirage de pneu (ou un coureur m’aide et je l’aide en retour).

Nous sortons de la montagne pour regagner les abords de Morzine. Avant cela un petit Bucket brigade (un seau de 20L remplit de gravier) sur un petit parcours très technique dans le cours d’eau à contre-courant. Ensuite nous suivons la Dranse (rivière traversant la ville) en mode canyoning (plutôt périlleux …) sur pas moins de 500m. On en ressort et grimpons un grand filet pour atteindre le haut de la ville et redescendre quelques mètres plus loin. Nous voilà face aux mannequins de paille que j’empale sans hésiter avec le javelot. Une dernière traversée de la Dranse avant le Multi-ring. Je suis exténué, j’ai les mains trempées et rien pour les sécher (de tout manière avec la pluie toute les prises sont humides). J’entame le parcours et tombe à la moitié. Encore quelques burpees et cette course sera fini.

Je saute le feu et passe la ligne seul. Je suis accueilli par les félicitations des bénévoles qui me remettent ma médaille (amplement mérité).

L’après course :

Ma montre m’a indiqué un parcours de 26,85km avec un D+ de 2000m. J’ai fini la course en 6h43. Le sommet situé au 15eme km était à 1950m. C’était une course des plus épiques. Je n’ai pas été à bout (mentalement) depuis Valmorel (13km pour près de 900m D+ en moins de 3h). Je pense qu’elle me restera en tête longtemps. Je n’ai qu’une hâte, c’est de la refaire avec mon acolyte de course préféré.


Difficulté

note 5 ocr

Ambiance

note 5 ocr

Organisation

note course ocr 3/5

Générale

note course OCR 4/5


Si vous avez raté sa course précédente, Jablines à Paris, n’hésitez pas à y faire un tour !


obstacle course racing eyes© Tout droit réservé

 

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